LUNDI 8 JUIN : le D-DAY ! ! !

 

Le 6 juin 1944 commençait la libération de l’Europe de l’Ouest, le 8 juin 2020 commence la libération du confinement ! Enfin ! Si l’analogie est amusante, elle est aussi riche d’enseignements. On le sait, le 6 juin 1944 n’était pas le début de la fin de la guerre. Depuis Stalingrad, depuis les victoires alliées en Afrique du Nord et le débarquement en Sicile, on sentait bien que le vent avait tourné. Il en est de même pour le confinement. Les statistiques montrent depuis des semaines une diminution de la pandémie, le déconfinement a commencé depuis des semaines avec un retour des visites en petit nombre, etc. Mais pour le culte, les règles restaient strictes. Depuis ce mercredi, nous savons que le lundi 8 juin, ce sera le D-day, non pas le jour du débarquement, mais du déconfinement du culte ! Enfin !

Il ne faut pourtant pas s’y tromper. Le 6 juin 1944 n’a pas été la fin de la guerre. Il a encore fallu le 8 mai 1945 et le mois d’août 1945 pour le Japon pour que ce soit fini. De même, ne croyons pas que tout est réglé par la réouverture du culte. Les règles restent strictes. Comme dirait le président Macron, la guerre n’est pas finie contre le virus. Le vaccin n’existe toujours pas et les règles de prudence restent de mise. Vous découvrirez que les églises ont changé. Toutes les places ne sont plus accessibles, il y en a donc moins… L’horaire des messes de juin a été adapté. Sans doute celui de juillet-août ne sera-t-il pas non plus le même qu’avant le confinement. Il faudra donc de la patience… Pour les baptêmes, plus de 25 familles qui devaient faire baptiser leur enfant devront le faire dans les semaines qui viennent. Nous allons essayer de multiplier les célébrations. Beaucoup de mariages ont été reportés à l’année prochaine. Nous aurons une fameuse année pastorale 2020- 2021.

Pour la catéchèse, des dates ont été fixées en octobre et novembre. Nous espérons que les règles actuelles auront été assouplies. Nous verrons bien comment nous adapter à ce moment-là. Toute cette reprise de la vie ne nous empêche pas de penser à ceux qui ont plus souffert que nous du confinement : les personnes âgées, isolées, pauvres, les indépendants qui ont dû fermer, ceux qui n’ont plus eu de rentrées financières. Voyons comment nous pouvons faire pour les soutenir, les aider, leur montrer que la charité est aussi « déconfinée » pour autant qu’elle l’ait été !

Au nom de l’équipe pastorale, je vous dis notre joie de vous retrouver bientôt physiquement dans nos églises !

Fabrice de Saint Moulin.