Un regard dans le rétroviseur
Notre année pastorale se termine : c’est le temps de s’arrêter un peu pour prendre conscience du chemin parcouru et se reposer. Comme disait Jésus à ses apôtres au retour de mission : « Venez à l’écart dans un endroit désert et reposez-vous un peu » Car il y avait beaucoup de monde qui venait et repartait et, eux, n’avaient pas même le temps de manger. (Mc 6, 31)
Comment vivre cette étape du repos ? Commençons par une histoire.
C’était un jardinier qui entretenait son jardin avec beaucoup d’attention. Un soir, il vint s’asseoir à califourchon sur sa vieille chaise. Au repos, il contemplait son jardin. C’est alors - ô surprise - qu’il vit apparaître menue et toute fragile, une fleur qu’il ne connaissait pas et comme il n’en avait jamais vue.
Stupéfait, irrité même, il essaya de l’arracher, mais les racines étaient déjà profondes. Alors, il renonça. Et voilà que son amour de jardinier se fit le plus fort et il se mit à aimer cette fleur toute fragile.
Il se rendit compte alors que sa terre était une parcelle du grand jardin de Dieu et que sa mission était d’entretenir ce qu’il avait reçu d’un Autre.
Prendre du repos, c’est comme regarder dans le rétroviseur pour découvrir ce qui s’est vécu d’inattendu, comme pour le jardinier. Que ce soit en positif ou en négatif dans l’année pastorale écoulée. C’est important, car cela va déterminer notre projet pastoral pour la nouvelle année pastorale.
Prendre du repos, c’est aussi recharger nos batteries soit en prenant le temps de vivre des rencontres nouvelles, soit en lisant, ou en faisant un peu de sport, ou encore en voyageant…
A ce propos on peut recommander la lecture de l’encyclique remarquable de notre pape Léon, intitulée : « Magnifique humanité ». Elle est très lisible et peut être commandée à la librairie Siloé (04/223 20 55)
Prendre du repos, c’est un moment privilégié pour retrouver l’essentiel dans nos vies, comme pour le jardinier.
Prendre du repos, c’est un moment pour vivre un temps de prière plus développé et confier au Seigneur tout ce que nous vivons.
Bonnes vacances !
André Vervier


