Paroisse Saint Apollinaire à Bolland
Contacts et infos

 

Equipe relais:

Solidarité: Jean-Louis Carpay 04/387 55 28

Liturgie: Bruno Spits  087/ 68 17 82

Catéchèse: Marc Charlier 087/67 46 43

Finances: Gilbert Lesoinne 087/ 67 55 73

Coordination: Viviane Lahaye 087/67 87 51

 

Fabrique d’église:

Gilbert Lesoinne 087/ 67 55 73 

 

Sacristine:

Julie Thibert: 087/67 50 98

 

Comité de la Procession (Confrérie N-D de la Salette):

Responsable: Armand Tossings et Pierre Demonceau

 

Les Offices à Bolland:

Les 2es et 4es dimanches du mois : messe à 11 heures.

Messe le mardi à 18h.

Chapelle de Noblehaye: messe les 1ers et 3es samedis à 20 heures.


L’église est fermée, la chapelle de Noblehaye est ouverte

 

Pour une autre information, adressez-vous au Centre pastoral de Herve,
087/67 88 80

 

 

Son église

 

Eglise dédiée à Saint Apollinaire, premier évêque de Ravenne au 2ème siècle. Elle a été construite entre 1714 et 1717 grâce à la générosité des seigneurs de Bolland, de la communauté villageoise et de son curé de l'époque, Antoine de Sarémont dont la pierre tombale est conservée dans le porche de l'église. La tour, toute en moellons, est surmontée d'une flèche bulbeuse qui s'élève à 42,5 m. au-dessus du sol. Le mobilier exécuté par des ébénistes liégeois est de grande qualité. Le maître-autel (1724) est l'oeuvre de Cornélis Van Der Werck.  Englebert Fisen réalisa la peinture "Le Fortement de la croix". Les autels latéraux proviennent de l'ancienne église et sont ornés de peintures : l'une représentant la Vierge apparaissant à Sainte-Barbe, Sainte Catherine et Saint Nicolas; l'autre représentant le Vierge et l'Enfant.

Les lambris, les confessionnaux, les bancs sont de style Louis XIV. Les orgues du 18ème s., récemment restaurées sont très réputées.

Dans le transept gauche se situe la pierre tombale de Jean d'Eynatten (mort en 1510) et son épouse Marie de Brandenberg (décédée en 1534).

Edifice classé depuis le 15 mars 1934.

Présentation du saint Patron
 

SAINT APOLLINAIRE

Évêque et Martyr (+ 87)

 

Saint Apollinaire vint d'Antioche à Rome avec saint Pierre, fut ordonné évêque par le Prince des Apôtres et envoyé par lui à Ravenne pour y prêcher la foi. Sa première œuvre, en arrivant dans cette ville, fut de rendre la vue au fils d'un soldat auquel il avait demandé l'hospitalité; quelques jours après, il guérit la femme d'un tribun, atteinte d'une maladie incurable. C'en fut assez pour provoquer la conversion d'un grand nombre de personnes, et bientôt il se forma dans la ville une chrétienté florissante. Traduit devant le gouverneur païen, il prêche Jésus-Christ, méprise l'idole de Jupiter et se voit chassé de la ville par la fureur du peuple, qui le laisse à demi-mort.

Après quelques prédications dans les pays voisins, Apollinaire revient à Ravenne et se rend à la maison d'un noble patricien qui l'avait fait demander pour guérir sa fille près de mourir. Mais l'apôtre ne parut qu'au moment où la malade rendait le dernier soupir. Arrivé près du lit funèbre, le Saint adresse à Dieu une fervente prière: "Au nom du Christ, jeune fille, lève-toi, dit-il, et confesse qu'il n'y a pas d'autre Dieu que Lui!" La jeune fille se lève aussitôt, pleine de vie, et s'écrie: "Oui, le Dieu d'Apollinaire est le vrai Dieu!" A la suite de ce nouveau prodige, trois cents païens se convertirent et reçurent le baptême, à l'exemple de la jeune fille et de son heureux père.

Mais les succès croissants du christianisme à Ravenne soulevèrent bientôt de nouvelles persécutions contre l'apôtre de Jésus-Christ. Il dut subir un nouvel interrogatoire, qui ne servit qu'à faire briller son courage et à lui donner occasion d'expliquer les mystères de notre foi. Apollinaire eut à subir les plus affreux supplices, la flagellation, le chevalet, l'huile bouillante, puis les horreurs de la faim, dans une infecte prison; mais Dieu se chargea de le nourrir par ses Anges. Ses bourreaux l'exilèrent en Illyrie. Cet exil lui donna le moyen de prêcher la foi à des peuples nouveaux et de répandre ainsi la lumière de l'Évangile. La persécution le ramena à Ravenne après trois ans d'absence.

Ce fut la dernière période de sa vie. Saisi presque aussitôt après son débarquement, il étonne ses persécuteurs en faisant crouler, d'un mot de prière, le temple d'Apollon. Il rend la vue au fils de son juge, en lui disant: "Au nom de Jésus-Christ, ouvre tes yeux et vois!" Une multitude de païens se convertit à la foi; mais la rage des endurcis ne fait que s'accroître, et bientôt Apollinaire couronne sa vie par un glorieux martyre.

Abbé L. Jaud,

Vie des Saints pour tous les jours de l'année

 

Présentation de l’histoire de la paroisse

 

L'église est dédiée à St. Apollinaire. On doit cette construction au curé Antoine de Sarémont (1697-1727) dont la pierre tombale est conservée dans le porche de cet édifice. Commencée en 1714, selon les plans réalisés par le curé du village et grâce à la générosité des seigneurs de Bolland ainsi que de la communauté villageoise, l'église pu être achevée en 3 ans. La première messe fut chantée le 14 novembre 1717 et la consécration a lieu le 3 mai 1730. L'intérieur est remarquable, contenant un mobilier de valeur : maître-autel, lambris, stalles, bancs,… Les orgues proviennent du château de Clervaux (Grand Duché).   

La Chapelle de Noblehaye

Anciennement nommé Abelinhaye, ce hameau de Bolland est déjà cité en 1308.

Vers l'an 1600, des troupes tranches y bivouaquent et aperçoivent soudain une clarté extraordinaire sur un chêne. Une image de la Vierge s'y profile. Averti aussitôt, le curé de Bolland fait le choix d'emporter la statuette dans l'église. Mais un premier miracle s'accomplit : le surlendemain, l'image reprend sa place sur le chêne.

Une petite chapelle est alors érigée et le culte à Notre Dame des Vertus se développe en même temps que des peines et souffrances sont soulagées par l'intercession de la Vierge.

Devant l'affluence des pèlerins, le curé Antoine de Sarémont , le même qui fut le bâtisseur de l'église de Bolland, entreprend en 1707 la construction d'un premier édifice en briques et pierres de forme hexagonale: c'est le chœur actuel de la chapelle. L'eucharistie y est alors célébrée.

L'agrandissement, réalisé en 1747, donne à la chapelle les dimensions et la beauté architecturale de l'ensemble avec ses boiseries et décorations harmonieuses, que ce soit au niveau du maître-autel, des autels latéraux et de la balustrade du jubé avec ses belles sculptures d'instruments de musique.

Le maître-autel est surmonté des armoiries d'un des derniers seigneurs de Bolland (A-B de Lannoy)

La balustrade du jubé est supportée par une grille en fer forgé qui, selon la légende assure aux jeunes filles en recherche d'un fiancé, la rencontre de l'être cher si elles mordent cette grille. La chapelle fait l'objet d'une première restauration en 1878 mais, vers le milieu du vingtième siècle, la chapelle voit son attrait se réduire progressivement.

Pour arrêter la dégradation de la chapelle, qui avait été classée en 1934, un comité: "Les Amis de la Chapelle de Noblehaye" se met en place en 1971 en vue d'une restauration complète.

Depuis 1971, une eucharistie est célébrée le samedi soir et, chaque année, une neuvaine est organisée en janvier en l'honneur de Saint Antoine.

La restauration est fêtée en 1975 en présence de Monseigneur Van Zuylen, Evêque de Liège.

Plus de détails concernant la Chapelle de Noblehaye sont donnés dans différentes brochures éditées par des historiens locaux et par la Société d'Histoire de Herve.

 

L'église Saint-Apollinaire

 

La construction remonte au début du 18e siècle (1714-1717). C'est le curé de l'époque, Antoine de Sarémont, qui en a établi les plans : une belle pierre tombale dressée dans le porche évoque le souvenir de ce pasteur. Sur la peinture qui orne l'autel latéral du transept gauche, on voit qu'il y avait antérieurement une église au même endroit mais on ignore la raison de sa disparition.

La qualité exceptionnelle du mobilier et de la décoration provient de la richesse des seigneurs de Bolland, Adrien-Gérard de Lannoy et Thérèse de Bocholtz, qui ont apporté la majeure partie des 50.000 florins que coûtèrent les travaux..

On admirera l'élégante tour en moellons surmontée d'un clocher bulbeux (42,5 m de haut) et le vaisseau de style renaissance mosane : soubassement en moellons surmonté de briques, murs ajourés de grandes fenêtres aux vitraux monochromes.

A l'intérieur, la nef unique attire l'attention du visiteur par ses multiples centres d'intérêt formant un tout cohérent et harmonieux :

  • maître-autel de Cornelis van der Werck (école de Delcour) orné de deux statues monumentales représentant une Vierge à l'enfant et Saint Apollinaire, ainsi que d'une peinture d'Englebert Fisen : La montée au Calvaire, signée et datée (1725),

  • autels latéraux du premier quart du 17e,

  • stalles, bancs de communions sculptés de motifs évoquant l'eucharistie,

  • chaire de vérité avec les quatre évangélistes et la sainte Face,

  • confessionnaux galbés aux effigies de Saint Pierre et Sainte Marie-Madeleine,

  • lambris agrémentés de motifs appliqués,

  • bancs des fidèles aux accoudoirs finement ouvragés,

  • tambour d'entrée avec vases d'angles, somptueuse balustrade de la tribune représentant de multiples instruments de musique entourés de motifs végétaux,

  • belle pierre tombale de Jean d'Eynatten (†1510) et Marguerite de Brandenberg (†1534),

  • chemin de croix monumental (1737),

  • quatre autres grands tableaux représentant des scènes de la vie du Christ, e. a. la Fuite en Egypte,

  • dallage de marbre noir et blanc,…

  • L'orgue anonyme est un instrument exceptionnel de style français. Un premier orgue de trois jeux, du 17e, arrivé en 1743 du château de Clervaux fut aussitôt considérablement augmenté. Romantisé en 1856 par Comblain, il fut rendu à son homogénéité classique par l'expert Hubert Schoonbroodt et le facteur Georg Westenfeder (Manufacture d'orgues luxembourgeoise) de 1977 à 1982.

Restauration de 1977 à 1980 : orgues, chauffage, toitures, maçonneries diverses, drainage extérieur, électricité, plafonnage, dallage, peintures ( ± 25.000.000 de francs).

1982 : inauguration de l'orgue et de deux nouvelles cloches remplaçant celles volées par les Allemands
(guerre 40-45).

1999 : restauration de toutes les boiseries, sculptures et statues ( ± 10.000.000 de francs).

2000 : installation d’un système d’alarme et de télésurveillance

2001 : restauration du mécanisme de l'horloge de 1728 par M. Pierre Liégeois, de Battice; installé dans le porche.

2005 : (janvier) réfection des peintures (sauf les pilastres marbrés) par la firme Joël Cluyten (16.000 euros)

Le silence qui règne en ces lieux et l'acoustique remarquable en font un endroit de prédilection pour l'enregistrement de musiques ancienne et classique.

Visites : s'adresser à G. Lesoinne, président de la F.E. (087/67.55.73).