Une année « LAUDATO SI »


Laudato Si - De l’individuel au collectif : l’indispensable dimension politique


Il faut que la décision politique soit incitée par la pression de la population… Si les citoyens ne contrôlent pas le pouvoir politique -national, régional, communal- un contrôle des dommages sur l’environnement n’est pas possible non plus Laudato Si n° 179

Contexte

On dit souvent que l’écologie est une doctrine liberticide, qu’elle conduit à une « dictature verte ». Il existe aussi un risque que les effondrements bien réels poussent les populations plongées dans le chaos à faire appel à un « tyran » au sens antique du terme, un sauveur autoritaire à qui on confierait les pleins pouvoirs le temps de conjurer la crise. Quant à

tentation d’un gouvernement non démocratique d’experts, elle affleure de manière constante quand les élus s’estiment trop chahutés par l’opinion. Pourtant, les penseurs écologistes affirment qu’il n’y a pas d’écologie sans démocratie.

Méditation

La crise écologique frappe d’abord les humbles et les pauvres, tandis que les attitudes prédatrices bénéficient surtout aux puissants, aux possédants.

Il existe donc d’emblée un déséquilibre politique : les décideurs sont aussi ceux qui profitent de la surexploitation de la planète. Nous sommes forcés de constater que l’avis des experts et des scientifiques, si bien étayé qu’il soit, n’amène aucune réaction sérieuse de leur part.

Seul une pression citoyenne peut conduire au changement. Mais il n’y aura pas non plus de politique vraiment écologique sans démocratie : il faut une science indépendante et des mesures qui n’oublient personne en chemin. Il ne peut y avoir de despote vert.

Action

La morale de l’histoire, c’est qu’être écologiste et citoyen, c’est tout un. Puisque tout est lié, la crise n’est pas qu’une affaire technique à régler entre technocrates : c’est une affaire pour la cité dans son ensemble, donc pour chacun d’entre nous. Je peux de plus apporter à ce débat un regard chrétien soucieux des petits et des pauvres. Pas question démissionner !

Associations, conseils de quartier, manifestations, les lieux d’engagement sont nombreux. Je peux aussi interpeller les élus ; et à la prochaine élec-tion, j’examinerai les différents programmes avec un soin particulier pour l’écologie. Tout est ma portée.

(Comprendre et vivre l’écologie, par Mahaut et Johannnes HERRMANN, pp.106-107)

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