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Que serais-je sans toi?

Vous êtes-vous jamais demandé pourquoi les oies, en quittant une région pour immigrer, se constituent en formation en V ?

En volant en formation en V, la volée entière produit une hausse de courant de 71 %.

Lorsqu’une oie quitte la formation, elle ressent la résistance de l’air et se remet rapidement dans la formation pour profiter de la force d’élévation de l’oiseau qui la précède. Lorsque l’oie de tête se fatigue, elle effectue une rotation sous le couvert des autres et c’est une autre oie qui prend le relais. Il est en effet nécessaire de se relayer dans les tâches exigeantes, pour les hommes aussi bien que pour les oies voyageant vers le sud.

Les oies situées à l’arrière de la formation font retentir leurs cris pour encourager celles de l’avant à maintenir la vitesse de croisière.

Finalement, et ceci est important, lorsqu’une oie devient malade ou lorsqu’est blessée par balle et qu’elle quitte la formation, deux autres oies quittent les rangs avec elle pour lui apporter soutien et protection.

Elles restent avec l’oie en détresse jusqu’à ce qu’elle soit apte à reprendre le vol ou jusqu’à ce qu’elle meure. Alors, seulement, elles reprennent leur envol seules ou en intégrant une autre formation.

Cette parabole des oies, peut vraiment faire penser à l’Eglise naissante au matin de Pâques. Tableau idyllique ? Pourtant, nous rêvons de vivre l’Eglise de cette façon à la suite du Ressuscité. Aimez-vous comme je vous ai aimés, a demandé Jésus.

Des premiers chrétiens, on ne disait pas : Regardez comme ils sont bien organisés, mais regardez comme ils s’aiment !

Pourtant l’Eglise a ses faiblesses, ses lâchetés, ses compromissions, ses silences… Et certains disent : Jésus oui ! L’Eglise non ! Pour éclairer le propos, voici un petit fait «divers» : dans un bidonville d’Amérique latine, un pauvre homme dans une cahute misérable invita chez lui un visiteur pour lui montrer un superbe coucher de soleil par l’ouverture qui lui servait de fenêtre. Il lui dit : « Voilà, ma seule richesse, je voulais te la montrer » !

Cela pourrait n’être qu’une anecdote, mais l’Eglise ressemble souvent à cela. Une pauvre maison toujours en désordre, misérable. Mais elle est appelée à montrer aux hommes l’amour infiniment grand du Père. Comme un superbe coucher de soleil.

Telle est bien la mission de l’Eglise, malgré ses infidélités.

Mais entendons-nous bien. Il ne s’agit pas de tout excuser dans l’Eglise, elle doit demander pardon, se convertir en paroles et en actes. Et malgré tout, des petits signes d’espérance apparaissent. Le nombre d’adultes (catéchumènes) demandant le baptême ne cesse de grandir. Ils sont 49 dans notre diocèse baptisés la nuit de Pâques. On voit quelques personnes qui viennent ou reviennent aux célébrations cherchant un peu d’espérance.

De plus en plus de personnes s’intéressent à la Parole de Dieu comme source de vie et de rencontre avec Dieu. On ne sait pas très bien ce que sera l’Eglise de demain, mais ce que nous savons, c’est que la Parole de Dieu y occupera une place essentielle.

Mgr A. Jousten disait : « Là où des chrétiens se réunissent autour de la Parole de Dieu, l’Eglise se construit ».

Que serais-je sans Toi, Parole de Dieu ?

André Vervier

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